Moussem d’Imilchil 2017, festival des fiancés

Le moussem dImilchil se déroule chaque année au début de l’automne en plein coeur du pays berbère. En quelques jours plus de 30 000 nomades convergent vers le haut plateau d’Imilchil et dressent un immense village de tentes berbères, pour le plus grand moussem de l’année, celui des fiancés.

Agriculteurs, marchands, pèlerins, se rassemblement pour prier le saint marabout Sidi Ahmed Oulmaghni, faire leurs achats, se retrouver, et faire la fête. Sur trois jours se succèdent tous les événements de la vie familiale, circoncision des enfants, fiançailles et mariages.
Le Moussem d’Imilchil 2017 se déroulera les 21, 22 et 23 septembre prochain. C’est la grande fête de la tribu berbère Ait Haddidou, une tribu qui s’installa au 17e siècle dans la vallée de l’Assif Melloul. Parmi eux, Sidi Ahmed Oulmaghni s’installa à l’emplacement actuel du moussem.

La légende raconte que grâce à lui, les troupeaux engraissaient même s’il n’y avait pas d’herbe. Il devint le protecteur des troupeaux. Et, à la fin des récoltes , les bergers Ait Haddidou prirent l’habitude de se réunir chaque année à l’emplacement de la tombe du saint homme. Ce rassemblement avait à la fois un caractère religieux puisqu’il rendait hommage au marabout et un caractère commercial puisqu’il s’agissait du plus grand souk de l’année. Les tribus en profitaient pour s’échanger leurs produits artisanaux et agricoles et faire des provisions avant l’hiver.

La particularité du moussem d’Imilchil réside dans la cérémonie des fiançailles. Elle repose, elle aussi, sur une légende qui remonte à la séparation de la tribu des Aït Hadiddou en deux branches : les Aït Brahim et les Aït Yaazza. Lorsqu’une jeune fille appartenant à une des deux fractions tomba amoureuse d’un garçon appartenant à l’autre, les parents s’opposèrent au mariage. Les amoureux s’enfuirent et pleurèrent tant que leurs larmes donnèrent naissance aux lacs Isli et Tislit, avant de se donner la mort. Les familles désespérées décidèrent que dorénavant, les jeunes auraient le choix de choisir leurs conjoints pendant le moussem.

Le moussem des fiançailles, à Imilchil, ou plus exactement à Aït Ameur, se déroule chaque année en septembre.

Venez assister au plus grand moussem du Maroc, et découvrir des derniers grands espaces sauvages du Moyen Atlas, territoire des imazighen, les hommes libres de l’Atlas.

Au départ de Marrakech un circuit vous permet d’assister au moussem des fiançailles d’Imilchil. Et séjourner à notre écolodge Tighremt assif Melloul en plein cœur du pays berbère, dans la vallée d’Anergui face aux gorges de l’assif Melloul.

Le Maroc vu du ciel de Yann Arthus-Bertrand

Quelques images spectaculaires  pour vous mettre l’eau à la bouche!

Le documentaire Le Maroc vu du ciel  réalisé par Yann Arthus-Bertrand, sublime les paysages du Maroc, le Rif et la Méditerranée,  l’atlantique avec Essaouira et Dakhla, avant de gagner les cimes enneigées de l’Atlas, puis l’immensité du Sahara marocain. Le Maroc vu du ciel, c’est aussi l’histoire du Maroc, avec Fès-Meknès, Rabat et Casablanca, Marrakech.

Depuis 1 an, Yann Arthus-Bertrand survole le Maroc avec ses caméras. Avec plus de 220 heures de rushs et l’utilisation des technologies audiovisuelles avancées en associant pour la première fois le système gyrostabilisé GSS 516 et la caméra Red Dragon pour une qualité 4K, le réalisateur a révélé la diversité, la richesse et la beauté du Maroc, mais aussi son histoire, sa culture, ses traditions et ses projets d’avenir

Pour accompagner les superbes images du Maroc qu’il a capturées, le réalisateur Yann Arthus-Bertrand a demandé au journaliste Ali Baddou d’écrire et d’enregistrer les commentaires. Le tournage a été l’occasion pour ce dernier de retrouver les lieux familiers et de redécouvrir les paysages fabuleux du Maroc.

Le Maroc vu du ciel est l’occasion de découvrir ou re-découvrir ce magnifique pays qu’est le Maroc, à travers les voyages proposés par TERRES NOMADES, une agence de voyage engagée dans la mise en place d’un tourisme responsable et durable au Maroc. Et qui propose des voyages originaux, ‘à la carte’, dans dans lieux authentiques et préservés à la rencontre de ses habitants, leurs traditions et leur culture.

Venez parcourir les montagnes de l’Atlas qui traversent le pays du Nord au Sud avec des treks sur les hautes terres sauvages entre Mgoun et Toubkal. Les très belles plages de l’Atlantique et de la Méditerranée, sont idéales pour se détendre, et le Sud marocain permet un dépaysement total entre oasis, dunes et palmeraies, à l’occasion d’un circuit.

Venez découvrir les villes impériales du Maroc, avec Marrakech, Fes,  Meknes, Rabat. Ou le Maroc secret des médinas, celles du nord, entre Tanger et Chefchaouen, des médinas peu connues et pourtant si belles.

Ou participer à la vie culturelle du Maroc à travers le festival des musiques sacrées de Fes ou le festival gnaoua d’Essaouira. Mais aussi les fêtes populaires, avec les moussems de Kelaa Mgouna et d’Imilchil. Les moussems font partie des manifestations qui offrent l’occasion de saisir l’âme marocaine.

Découvrez le Maroc avec TERRES NOMADES!

 

Le Ramadan et le Voyage : faut-il voyager au Maroc pendant cette période ?

Faut-il  voyager au Maroc pendant le Ramadan ?

Une interrogation que se posent de nombreux voyageurs
à l’approche du Ramadan 2018, qui aura lieu du 17 mai au 16 juin

 

Ce qui change ?  Les horaires.

Dans  tout le Maroc, administration, banques, organismes publics, ainsi que beaucoup d’entreprises, font la journée continue. Le travail commence vers 7h du matin pour se terminer vers 15h. Si vous avez besoins de papiers officiels, de changer de l’argent, faites-le le matin.

Dans les grandes villes où les lieux très touristiques, vous trouverez des magasins et des restaurants ouverts toute la journée. Dans les campagnes, c’est un peu plus difficile. Mais vous trouverez bien un café ouvert, où l’on pourra vous servir une  omelette.

Les horaires des activités touristiques ne changent pas vraiment, à une exception près : La pause de la rupture du jeûne (soit 2H en fin de journée). Un quart d’heure avant l’appel à la prière, les boutiques ferment, chacun rentre chez soi, et attend la voix du muezzin pour la rupture du jeûne. Le repas va prendre à peu près une heure, puis les gens vont retourner travailler, ou aller à la mosquée pour prier. Donc, comptez environ 2 heures après le coucher du soleil pour que la vie redevienne « normale ». C’est juste ce moment de la journée que vous devez respecter. Si vous avez besoin de demander quelque chose à votre guide, demandez le avant, ou attendez un peu…

 

ET POUR Manger et boire

Aucun problème pour manger et boire dans la journée. Juste rester discret !

Et inutile de se sentir gêné…Un Marocain côtoie la nourriture toute la journée, soit parce qu’il rencontre des musulmans qui ne jeûnent pas pour des raisons de santé, soit simplement parce qu’il faut préparer le repas du soir. Vous voir boire ou manger quelque chose, ne posera aucun problème.

Les côtés sympathiques de Ramadan

Partager la rupture du jeûne.

Le meilleur moment de Ramadan, c’est le repas du soir qui réunit tout le monde autour d’un assortiment variés de douceurs sucrées et salées. Si vous êtes invités à y prendre part, surtout acceptez! C’est un moment de convivialité et de détente, et une occasion de prendre part à la vie marocaine. Le ftour est souvent délicieux, avec des recettes spéciales, des pains cuits avec des épices, des pâtisseries au miel.

Un mois de fraternité et de charité.

Pendant Ramadan, la nourriture préparée en abondance est partagée avec ceux qui en ont besoin. Les mosquées distribuent le couscous le soir ; on s’invite, on partage… Même si vous n’êtes qu’en visite, vous ressentirez cette ambiance.

 

Les nuits de fête.

La vie courante reprend après la rupture du jeûne, et le repas du soir sera pris vers minuit. Dans les villes comme Marrakech, les boutiques restent ouvertes jusqu’à 2H du matin. La vie nocturne compense largement la quiétude de la journée.

 

EN CONCLUSION : Ne vous privez pas de voyager au Maroc pendant le Ramadan. C’est une formidable occasion de vivre la culture musulmane. Nous espérons vous avoir donné l’envie de connaître l’ambiance du pays pendant Ramadan.

 

COP22 Marrakech

A l’occasion de la COP22 Marrakech, 196 états sont  au Maroc du 7 au 18 novembre pour la 22e conférence sur le climat. Ils doivent concrétiser les principes décidés par l’accord de Paris lors de la COP21, pour limiter le réchauffement climatique.  La COP22 doit préciser les ­conditions de cette mise en œuvre de l’accord, et l’inscrire dans la durée.

Pour Nizar Baraka, président du comité scientifique de la Cop22 Marrakech, « nous devons encourager nos pays respectifs à s’engager de manière forte, dans les secteurs liés à l’économie verte [et également à l’économie bleue] afin de profiter des opportunités en terme de croissance et d’emploi qui y sont associées ». Il s’agit également de préserver la durabilité de nos modèles de développement et d’améliorer l’accès ainsi que les conditions d’utilisation et de développement des technologies vertes. Et pour Salaheddine Mezouar, président de la Cop22, cette conférence est une « opportunité pour porter la voix des pays les plus vulnérables face aux changements climatiques, en particulier celle des pays africains et des états insulaires. Il est urgent d’agir devant ces enjeux liés à la stabilité et à la sécurité ».

 

Pour sa part, le Maroc a adopté une stratégie de développement durable favorisant l’équilibre entre les dimensions environnementales, économiques et sociales, avec pour objectif l’amélioration du cadre de vie de ses habitants, renforcer la gestion durable des ressources naturelles et encourager le recours aux technologies d’énergies propres.

Le Maroc a aussi engagé dès 2009, une politique volontariste et ambitieuse en matière d’énergies renouvelables en utilisant des atouts naturels comme l’ensoleillement de 300 jours par an, et la vitesse des vents dans les régions du littoral. Ces atouts ont mené à la construction de l’immense centrale solaire Noor de Ouarzazate et à la mise en service de plusieurs parcs éoliens, dont celui de Tarfaya, le plus grand en Afrique.

Cette politique volontariste  s’appuie également sur une approche régionale à même de stimuler un développement qui s’adapte aux spécificités et au potentiel de chacune des 12 grandes régions du pays.

Le Maroc a ouvert les chantiers qui lui permettront de concrétiser ses objectifs : Augmenter la part des énergies renouvelables à 42 % et améliorer l’efficacité énergétique de 12% d’ici à 2020. A terme, le programme permettra d’éviter l’émission de 3,7 millions de tonnes de CO2 par an. Le Maroc est donc un des leaders en Afrique en matière d’innovation écologique et d’efficacité énergétique avec les grands chantiers entrepris ces dernières années.

 

Le royaume a aussi encouragé les secteurs liés à l’économie verte, comme le Tourisme Nature, en encourageant le développement du tourisme durable dans les espaces naturels du Maroc.

La stratégie de développement touristique ‘Vision 2020’  vise le qualitatif à travers un tourisme authentique, propre et responsable, qui accélèrera le développement économique et social en harmonie avec le patrimoine naturel et culturel du pays. Et mettre en avant l’écotourisme marocain à travers le tourisme d’aventure et de nature, les hébergements touristiques engagés dans la durabilité, c’est-à-dire sobres en ressources naturelles, soucieux de l’environnement et créateurs d’emplois verts, entrent aussi dans les critères d’innovation écologique et de préservation des territoires, notamment ceux du sud et de l’Atlas marocain.

La mise en place de projets éco touristiques avec une stratégie de développement socio-économique, permet de préserver un territoire de façon durable, tant au niveau patrimoine naturel, culturel et architectural, à condition d’intégrer les populations dans la démarche, pour générer de revenus qui vont les maintenir sur leur territoire. Les populations deviennent alors les acteurs de la préservation durable de leur territoire.

TERRES NOMADES contribue depuis 10ans à la mise en place de ce tourisme durable au Maroc, et aider à la préservation d’un territoire de montagne en insufflant des idées, en créant de nouvelles manières de faire et de nouveaux comportements environnementaux.

Nous serons présents à la COP22 Marrakech en tant qu’acteur touristique engagé dans la mise en place d’un tourisme durable au Maroc, lors de la conférence « Solutions tourisme durable au Maroc » organisée par le Ministère du Tourisme, le 10 novembre prochain

Excursions au départ de Marrakech

Quelle excursion faire au départ de Marrakech ?

Au départ de Marrakech vous pouvez faire de nombreuses excursions dans les montagnes du Haut Atlas tout proche, à pied, en VTT ou à cheval. Depuis Marrakech, de nombreux circuits vous conduiront dans les montagnes, à travers hautes vallées et gorges verdoyantes du Haut Atlas. Et vous pouvez aussi partir en 4×4 en direction du désert, et des vallées oasiennes.

Voici une sélection d’excursions au départ de Marrakech.

De Marrakech au désert d’Agafay en passant par le lac de Lalla Takerkoust, vous traverserez en une journée 4X4 les plus beaux paysages du Haut Atlas, habillés de terres rouges. Peu avant Tahannaout, la route quitte la plaine du Haouz et gravit les premiers contreforts de l’Atlas. Après une quarantaine de kilomètres, vous vous engagerez dans les gorges de Moulay Brahim pour arriver à Imlil, point de départ des randonnées vers le Toubkal. De belles excursions vous attendent dans les hautes vallées du massif. Des randonnées sont possibles à la journée ou sur plusieurs jours à la découverte des villages berbères . Vous pouvez aussi faire une rando VTT sur le plateau du Kik. Cette belle excursion vous conduira jusqu’au lac Lalla Takerkoust.

En prenant la route vers le sud, vous passerez par Ouirgane, une paisible vallée au pied du Haut Atlas proche de Marrakech. Différentes excursions vous mèneront sur les sentiers des montagnes du Haut Atlas ou dans les gorges N’Fis, à la découverte de nombreux petits villages berbères.

À moins d’1h de Marrakech, découvrez aussi les sommets de l’Oukaïmeden ! Au programme, selon la saison : ski et randonnées. Pour y aller, prenez  la route de Setti Fatma en direction de la vallée de l’Ourika. Par cette route, vous pourrez également rejoindre le Parc National du Toubkal, à ne surtout pas manquer ! Vous profiterez d’une succession de points de vue superbes sur la route des douars, là où les kasbah de l’Ourika dominent majestueusement la vallée! A pied, à cheval , en VTT ou en 4X4 dans le Haut Atlas, c’est tout un monde de nature sauvage qui s’offre à vous pour une excursion d’un ou plusieurs jours !

Au départ de Marrakech, les amateurs de grands espaces partiront à l’aventure sur les pistes du sud marocain, à la rencontre des vallées oasiennes du Dadès ou les dunes de sable blond de la vallée du Draa. Faire une excursion au Maroc  en 4X4 est une aventure inoubliable !

Passé le col du Tizi N’Tichka, en direction d’Ouarzazate, un circuit vous mènera aux portes du Grand Sud, en direction de  vallée du Draa et les dunes de Chegaga, ou  la route des 1000 kasbahs, et les grandes dunes de Merzouga.,  Avant Ouarzazate, découvrez la vallée d’Ounila et ses belles kasbahs de montagne, et faites une halte au ksar Ait Benhaddou et la kasbah de Telouet

La route du Tizi N’Test, elle, vous mènera vers les paysages de la vallée de Ouirgane et au-delà du col vers l’anti atlas en passant par la mosquée de Tinmel. La route relie Marrakech à Taroudant et Taliouine dans l’anti atlas. Au col du Tizi N’Test (2092 mètres), vous découvrirez un panorama splendide  sur la vallée du Sous, située entre montagne et océan.

Depuis le col du Tizi N’Test on atteint rapidement la vallée du Sous ce qui permet de gagner Taroudant en 1h30. Et continuer vers les montagnes de Tafraout et ses chaos de granit rose.

Le littoral atlantique se trouve à 180 km de Marrakech. Alors partez pour un jour ou deux à Essaouira, la légendaire cité de Mogador. Sur place, promenez-vous sur le port pour assister à la criée lorsque les bateaux rentrent au port, et profitez de tous les plaisirs de la mer : promenade le long des dunes côtières, baignade… Depuis Marrakech, après 120 km sur la route d’Essaouira, vous pénètrerez dans l’arrière-pays, au beau milieu des arganiers dont produit la célèbre huile d’argan.

Visiter notre site TERRES NOMADES. Vous trouverez votre excursion au départ de Marrakech.

Le safran du Siroua au Maroc

L’un des meilleurs safrans du monde est produit à Taliouine, sur les hautes terres du Maroc, dans le djbel Siroua, par les berbères Aït Ouaouzgit. Ils  travaillent cet or végétal depuis des siècles, dans le respect absolu de la tradition.

 

La mystérieuse origine du safran

Les légendes en font un don des dieux. Il est connu à Sumer -5000 avant Jésus-Christ, mais aussi dans des temps très anciens, en Inde. En 1550 avant Jésus-Christ, il est arrivé en Egypte, où il est mentionné dans un papyrus médical. Les Phéniciens en faisaient commerce, et le transportèrent en Afrique du Nord, où  les Arabes lui ont donné son nom, « zafaran » qui signifie « être jaune ». Des côtes marocaines, il gagne l’intérieur du pays, et les montagnes du Siroua.

 

Pour les passionnés de botanique

Le safran, qui est un crocus, appartient à la grande famille des Iridacées. Son bulbe de deux à trois centimètres de diamètre est aplati, globuleux, et enveloppé de plusieurs pellicules brunes. Ses feuilles étroites, longues de 30 à 40 centimètres, apparaissent un peu avant ou en même temps que la fleur, et, comme pour toutes les plantes à bulbe, lui survivent suffisamment longtemps pour en reconstituer les réserves.  Le bulbe va donner jusqu’à huit fleurs, qui auront chacune six pétales de couleur violette, et un petit pistil d’où vont sortir trois étamines jaunes, et les trois stigmates, de couleur rouge orangé, qui donneront l’épice une fois séché.

La petite fleur bleue, Crocus Sativus L. est un cultivar, c’est-à-dire qu’il ne produit pas de graine, et se reproduit uniquement par division des bulbes. Le renouvellement est très lent, puisque le bulbe met environ deux ans à produire trois à quatre bulbilles suffisamment mature pour être divisées. Ce même bulbe est épuisé au bout de cinq à six ans. Cette plante rustique se plait en altitude (entre 650 et 1.200 mètres) et peut résister à des gels importants de plusieurs jours (jusqu’à -10° -15°) comme à des chaleurs de plus de 40°. Il aime un sol pauvre avec épierrage, construction de terrasse, et un labour assez profond, 30 à 40 centimètres, une première fois deux mois avant la plantation, et la deuxième fois juste avant celle-ci, pour incorporer les engrais. Au Maroc dans le djebel Siroua ce labour se fait à la main, et les engrais utilisés sont uniquement biologiques, des fumures de bœufs et de moutons. Les besoins en eau pour la culture du safran sont moyens. Au Maroc, on pratique une quinzaine d’irrigations dans l’année.

Au Maroc, dans les montagnes du Siroua, les safranières doivent être renouvelées environ tous les 7 ans, alors que dans des régions de rendement plus intensif (10 kg / ha), le renouvellement doit se faire plus fréquemment, tous les 3 ans.  Les bulbes sont récoltés, triés en fonction de leur taille (seuls les bulbes de plus de 2,5-3 cm sont plantés, les autres conservés en pépinière pour leur croissance). La replantation des bulbes se fait fin août début septembre.

Une bonne safranière produira la première année environ 2 kg/ha la première année, puis jusqu’à 6kg la deuxième année. Les rendements vont ensuite chuter et se stabiliser entre 1,5 et 3 kg par hectare.

 

La récolte du safran

Dans le djebel Siroua, entre fin octobre et début novembre, les familles berbères cueillent des milliers de fleurs dans lesquelles flottent des centaines de filaments rouges. Il faut ramasser cette fleur délicate au petit matin, juste avant le lever du soleil, avant que sa chaleur ne fane les délicats pétales violets, presque phosphorescents.

Cueillir le safran, c’est accomplir un geste ancestral : on pince entre les doigts la tige souple, on la coupe avec l’ongle du pouce, puis on jette la fleur dans la corbeille en osier où elle rejoint le tas de « crocus sativus ».

Dans le Siroua, on fait sécher ces stigmates au soleil pour en développer les arômes, notamment les notes de citrus, de rose et de maïs. Une fois sec, le safran peut se garder trois ans sans problèmes quand il est conservé dans les bonnes conditions, dans un air sec et à l’abri de la lumière.

Le safran en cuisine

Le safran met longtemps à développer goût et sa couleur, mais une cuisson prolongée lui fait perdre ses arômes et ses vitamines. La meilleure solution est donc de préparer la veille une dilution à froid, dans l’obscurité, qui sera ajoutée en fin de cuisson dans les plats.

Pour diluer un demi-gramme de safran, mettre les stigmates à tremper dans un bol d’eau pendant toute la nuit. Il  accompagne aussi très bien les viandes blanches, poulet, dinde, et le mouton dans les tagines marocains, où il colore agréablement la viande et les légumes, et donne une fine saveur.

Nous vous recommandons aussi le thé au safran tel qu’il se boit toute la journée dans la région du Siroua. A base de thé vert, il se prépare presque comme le thé à la menthe. Dans une théière d’eau froide, mettre une poignée de feuilles de thé, une pincée de safran et laissez frémir pendant un quart d’heure. En fin de décoction, rajoutez du sucre à votre goût. Servez, savourez…. Vous pouvez réutiliser le fond de la théière pour refaire une deuxième boisson.

 

Que faire avec du safran ?

En plus de son utilisation culinaire, le safran a des propriétés médicales. Il est utilisé depuis toujours dans a médecine traditionnelle, pour calmer les spasmes, les maux de dents,  libérer l’énergie.

 Mais le safran a aussi d’autres utilisations, à cause de la profondeur et la bonne tenue de sa couleur, c’est une teinture traditionnelle. On retrouve la couleur safran dans les luxueux plafonds de cèdres des kasbahs du sud du Maroc. Ou dans les magnifiques tapis berbères du Siroua.

Découvrez le Siroua en randonnée trekking ou en circuit 4X4 avec Terres Nomades

Agir pour le climat Med-COP TANGER 2016

Agir pour le climat. Les acteurs des territoires de la Méditerranée s’engagent pour la lutte contre les changements climatiques. La MedCOP climat de Tanger qui a réunit ees parties concernées par l’action en Méditerranée, sera celle de la mise en oeuvre des décisions.

Le bassin Méditerranéen, « point chaud » du changement climatique. C’est une zone particulièrement exposée aux changements climatiques, un des 25 « hot spots » au niveau mondial.

Les plus gros émetteurs d’émissions de GES sont les pays de la rive Nord de la Méditerranée (France, Italie, Espagne notamment), ainsi que la Turquie. En parallèle, les émissions des pays de la rive Sud du bassin Méditerranéen tels que le Maroc, l’Egypte, ou encore la Tunisie, ont augmenté assez rapidement, parallèlement à leur développement économique. Pourtant, le contexte de forte croissance démographique, des ressources naturelles limitées, des moyens financiers restreints et d’impératifs sociaux à court terme réduisent significativement la capacité d’adaptation des pays d’Afrique du Nord.

La Méditerranée illustre parfaitement la problématique mondiale du changement climatique et le clivage Nord-Sud. L’organisation de la MedCOP Climat Tanger 2016 permet l’expression d’une voix climatique de la Méditerranée dans les rendez-vous internationaux. Elle s’inscrit dans la continuité de la première Conférence Climat Méditerranéenne (intitulée « MedCOP21 »), organisée à Marseille en 2015, la MedCOP Climat !

Ses objectifs sont de favoriser l’échange, la discussion et la diffusion des initiatives locales et régionales. Et contribuer, par des propositions concrètes et partagées, à la construction d’une Méditerranée de projets.

Quatre clés prioritaires fondent la démarche « MedCOP Climat » :

  • La mobilisation des financements
  • La mobilisation de tous, au delà des réseaux traditionnels, stimuler et accompagner l’innovation.
  • Le développement des compétences, le renforcement des capacités : enseignement supérieur, éducation, formation.
  • La mutualisation, pour mettre en oeuvre l’économie circulaire, développer les transports collectifs, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Il est temps d’agir… Il faut privilégier les partenariats entre les riverains de la Méditerranée, pour

  • Sauvegarder le patrimoine maritime et terrestre naturel pour un avenir durable
  • Préserver la biodiversité maritime et littoral
  • Stopper la dégradation des forêts
  • Protéger des réserves d’eau douce limitées et en danger
  • S’engager dans la transition énergétique
  • Réduire la demande d’énergie
  • Agir sur les différents secteurs agricoles (cultures, élevage, pêche et aquaculture, forêts.

Les chants de la Tassaout

La Tassaout est une haute vallée du M’goun parmi les plus belles vallées du Haut Atlas central à découvrir en randonnée trekking. C’est aussi la patrie de la grande poétesse amazighe, M’Ririda N’Ait Atik.

M’Ririda N’Ait Atik  est née dans le village de Megdaz dans la haute Tassaout, au cœur de l’Atlas central. Si ses chants et poésie sont connus aujourd’hui, c’est grâce à René Euloge, un instituteur français, qui de passage dans la Tassaout en 1927, découvre la poétesse qui se produisait sur le marché d’Azilal en compagnie de quelques chanteuses locales.

Euloge, qui parlait parfaitement la langue amazighe,  comprit très vite l’importance de ses chants et  poésies, dans une région où la transmission orale est l’unique patrimoine de la culture amazighe. Après plusieurs séjour dans la Tassaout pour rencontrer la poétesse, il entreprit la transcription de ses poèmes et chants, avant de les traduire en Français dans un ouvrage qui s’appellera Les chants de la Tassaout.

‘La traduction la plus fidèle  ne parvient pas à restituer pleinement la saveur d’une telle poésie’ écrit Euloge dans la préface des Chants de la Tassaout, qui contient environs 120 poèmes de Mririda. ‘En l’écoutant chanter monts et vallées, avec la vie quotidienne au village, ses drames familiaux, ses joies et ses peines, je me persuadais qu’elle atteignait à ces moments-là la plus haute élévation de pensées et de sentiments et, qu’au paroxysme de ses envolées lyriques, une sorte d’ivresse la transfigurait en l’allégeant des misères terrestres’.

Après la guerre, en 1946, René Euloge raconte dans son livre qu’il a sillonné toutes les vallées de la région à sa recherche. Il ne l’a jamais retrouvée. Le mystère entoure toujours le sort de cette poétesse rebelle.

 

Le Géoparc du M’Goun labellisé par l’UNESCO

Le Géoparc du M’Goun au Maroc, a obtenu le label « Global Geopark » décerné par l’UNESCO, lors d’une cérémonie organisée au Canada en septembre 2014.

Le Maroc devient ainsi le premier pays arabe et africain à intégrer le Réseau mondial des Géoparcs qui compte 111 territoires répartis dans 32 pays. Le Géoparc du M’Goun a pu obtenir ce label en répondant à deux critères : Présenter un territoire qui recèle un patrimoine naturel, géologique, culturel et architectural riche et varié, et avoir une stratégie de développement socio-économique, s’appuyant notamment sur le géotourisme et le tourisme durable.

Le Géoparc du Mgoun est situé dans le Haut Atlas central. Il est le plus élevé et le plus vaste des grands ensembles montagneux du Maroc (4070 m). C’est un puissant massif qui a pu préserver l’originalité de sa nature et de sa personnalité et recèle encore un énorme potentiel géologique, naturel et humain.

La variété des paysages du Mgoun est exceptionnelle : Cimes déchiquetées culminant à +3000m, canyons et gorges creusés dans les plissements de l’Atlas, hautes vallées et rivières où se nichent de superbes villages de terre isolés, pâturages d’altitude semblables aux plateaux tibétains … La région du M’Goun est idéale pour les amateurs de trekking et de randonnée

Le Géoparc est riche d’un patrimoine géologique, minéralogique et paléontologique exceptionnel qui intéresse la communauté scientifique nationale et internationale. Il renferme de nombreux géosites de sites géotouristiques et des sites archéologiques de grande valeur, tels que les empreintes de dinosaures, les gravures rupestres, les cascades d’Ouzoud, le pont naturel d’Iminifri, le Rocher de Mastfran, des sites architecturaux, et des sites à intérêt biologique et écologique (www.atlasinfo.fr)

La vallée d’Anergui et ses magnifiques greniers fortifiés fait partie du Geoparc du M’Goun. Terres Nomades propose de nombreux treks inédits sur la région, ainsi qu’un ecolodge labellisée « Clef verte » pour son engagement en faveur du développement d’un tourisme responsable, et la préservation de l’environnement

 

Label Clef verte

Clef Verte est un label international lancé par la Fondation pour l’Education à l’Environnement (FEE) en 2002. Avec 2100 établissements labellisés dans 41 pays, il est le plus représenté au monde. Il est soutenu par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et par l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT).

Au Maroc, le label Clef verte est géré par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement. Depuis son lancement, Clef verte Maroc compte 125 établissements d’hébergements touristiques labellisés.

Séjourner dans un établissement Clef Verte, c’est à la fois avoir l’assurance d’un environnement préservé sur son lieu de résidence, mais aussi encourager des pratiques écologiques plus respectueuses dans le secteur du tourisme.

Notre gite-ecolodge Tighremt assif Melloul a obtenu le label CLEF VERTE en 2016 pour son engagement en faveur de l’environnement et du développement d’un tourisme responsable au Maroc.

Venez séjourner à notre gite  Tighremt assif Melloul, un ecolodge de charme situé dans la vallée d’Anergui,  une vallée très préservée de l’Atlas marocain. Nous sommes au village de Ait Boulmane, dans le décor majestueux du cirque d’Anergui et des gorges de l’assif Melloul qui séparent le Haut Atlas du Moyen Atlas. Alentours, paysages sauvages,  sommets flirtant avec les 3000m, hauts plateaux nomades, gorges creusées par les oueds. La vallée d’Anergui fait partie du géo parc du Mgoun.

A notre gite ecolodge tout est organisé dans le respect de l’environnement et son intégration dans la nature environnante. Notre maison est bâtie de façon écologique (terre & paille) ; nous sommes attentifs à l’environnement par une bonne gestion de l’eau, des ressources énergétiques, et pratiquons le tri sélectif. A proximité, nous avons un grand verger bio, où nous cultivons légumes et fruits qui sont utilisés pour les repas proposés à notre gite durant votre séjour. Nous avons aussi des ruches et produisons notre miel (les ruches sont itinérantes selon le climat et les floraisons)

Tighremt assif Melloul est une maison gérée par l’habitant selon notre volonté de pratiquer et  développer un tourisme responsable au Maroc.

Notre maison d’hôte dispose de 5 chambres, toutes avec sanitaires et toilettes privés. A disposition 1 grand salon /salle à manger & un grand patio intérieur avec coussins où l’on peut se détendre, se retrouver pour échanger des histoires de voyages, ou prendre un thé à la menthe. Nous avons également un hammam chauffé avec des produits non végétaux issus du tri sélectif,  ou bois de récupération; il est à disposition de nos clients 2 jours par semaine

Des randonnées à la journée sont proposées pendant votre séjour. Votre séjour à notre gite montagne au Maroc peut être intégré à la suite d’un des treks organisés par TERRES NOMADES.

 

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