Moussem d’Imilchil 2018, festival des fiancés

Le moussem d’Imilchil et le Festival des fiancés, du 21 au 23 septembre 2018

A Imilchil, au début de l’automne, en plein coeur du pays berbère, le vaste plateau d’Imilchil connaît une effervescence inhabituelle. Dans ce décor somptueux et grandiose convergent en quelques jours plus de 30 000 nomades, pour le plus grand moussem de l’année, celui des fiancés.

Le Moussem d’Imilchil est la grande fête de la tribu  Ait Haddidou, une tribu berbères qui s’installa au 17e siècle dans la vallée de l’Assif Melloul.

Mais la grande particularité du moussem d’Imilchil réside dans la cérémonie des mariages collectifs.

Selon la légende de la confédération des Aït Hdidou, à l’origine des cérémonies des mariages collectifs, se trouve deux tribus rivales, les Aït Brahim et Aït Yaaza, en guerre depuis des temps lointains pour l’exploitation des terrains de pâturage et des eaux d’irrigation.

Un jour, un jeune homme de la tribu des Ait Ibrahim aurait succombé au charme d’une jeune femme des Ait Yaaza, et aurait demandé sa main. Devant le refus des parents d’accéder à leur union, les amoureux s’enfuirent dans la montagne, où ils pleurèrent tant que leurs larmes donnèrent naissance aux lacs Isli et Tislit.

Les sages des deux tribus touchés par cette situation auraient conjointement pris la décision de réconcilier les deux tribus, et d’organiser un mariage pour unir les deux jeunes amoureux. Après cette union, les tribus des Aït Hdidou auraient décidé d’organiser chaque année des festivités de mariage collectif au profit des jeunes personnes qui voulaient constituer un foyer.

Le moussem des fiançailles à Imilchil, ou plus exactement à Aït Ameur, se déroule chaque année en septembre.  Les bergers Ait Haddidou se rassemblement pour prier Sidi Ahmed Oulmaghni qui est le Saint Marabout de la tribu et protecteur des troupeaux.

Ce rassemblement a un caractère religieux car il rend hommage au marabout et un caractère commercial puisqu’il s’agit du plus grand souk de l’année.

Les tribus en profitent faire leurs achats, se retrouver, et faire la fête. Sur trois jours se succèdent tous les événements de la vie familiale, circoncision des enfants, fiançailles et mariages.

Venez assister au plus grand moussem du Maroc, et découvrir des derniers grands espaces sauvages de l’Atlas, territoire des imazighen, les hommes libres.

Au départ de Marrakech un circuit vous permet d’assister au moussem des fiançailles d’Imilchil. Et séjourner à notre écolodge Tighremt assif Melloul en plein cœur du pays berbère, dans la vallée d’Anergui face aux gorges de l’assif Melloul.

Le Maroc vu du ciel de Yann Arthus-Bertrand

Quelques images spectaculaires  pour vous mettre l’eau à la bouche!

Le documentaire Le Maroc vu du ciel  réalisé par Yann Arthus-Bertrand, sublime les paysages du Maroc, le Rif et la Méditerranée,  l’atlantique avec Essaouira et Dakhla, avant de gagner les cimes enneigées de l’Atlas, puis l’immensité du Sahara marocain. Le Maroc vu du ciel, c’est aussi l’histoire du Maroc, avec Fès-Meknès, Rabat et Casablanca, Marrakech.

Depuis 1 an, Yann Arthus-Bertrand survole le Maroc avec ses caméras. Avec plus de 220 heures de rushs et l’utilisation des technologies audiovisuelles avancées en associant pour la première fois le système gyrostabilisé GSS 516 et la caméra Red Dragon pour une qualité 4K, le réalisateur a révélé la diversité, la richesse et la beauté du Maroc, mais aussi son histoire, sa culture, ses traditions et ses projets d’avenir

Pour accompagner les superbes images du Maroc qu’il a capturées, le réalisateur Yann Arthus-Bertrand a demandé au journaliste Ali Baddou d’écrire et d’enregistrer les commentaires. Le tournage a été l’occasion pour ce dernier de retrouver les lieux familiers et de redécouvrir les paysages fabuleux du Maroc.

Le Maroc vu du ciel est l’occasion de découvrir ou re-découvrir ce magnifique pays qu’est le Maroc, à travers les voyages proposés par TERRES NOMADES, une agence de voyage engagée dans la mise en place d’un tourisme responsable et durable au Maroc. Et qui propose des voyages originaux, ‘à la carte’, dans dans lieux authentiques et préservés à la rencontre de ses habitants, leurs traditions et leur culture.

Venez parcourir les montagnes de l’Atlas qui traversent le pays du Nord au Sud avec des treks sur les hautes terres sauvages entre Mgoun et Toubkal. Les très belles plages de l’Atlantique et de la Méditerranée, sont idéales pour se détendre, et le Sud marocain permet un dépaysement total entre oasis, dunes et palmeraies, à l’occasion d’un circuit.

Venez découvrir les villes impériales du Maroc, avec Marrakech, Fes,  Meknes, Rabat. Ou le Maroc secret des médinas, celles du nord, entre Tanger et Chefchaouen, des médinas peu connues et pourtant si belles.

Ou participer à la vie culturelle du Maroc à travers le festival des musiques sacrées de Fes ou le festival gnaoua d’Essaouira. Mais aussi les fêtes populaires, avec les moussems de Kelaa Mgouna et d’Imilchil. Les moussems font partie des manifestations qui offrent l’occasion de saisir l’âme marocaine.

Découvrez le Maroc avec TERRES NOMADES!

 

Le Ramadan et le Voyage : faut-il voyager au Maroc pendant cette période ?

Faut-il  voyager au Maroc pendant le Ramadan ?

Une interrogation que se posent de nombreux voyageurs
à l’approche du Ramadan 2018, qui aura lieu du 17 mai au 16 juin

 

Ce qui change ?  Les horaires.

Dans  tout le Maroc, administration, banques, organismes publics, ainsi que beaucoup d’entreprises, font la journée continue. Le travail commence vers 7h du matin pour se terminer vers 15h. Si vous avez besoins de papiers officiels, de changer de l’argent, faites-le le matin.

Dans les grandes villes où les lieux très touristiques, vous trouverez des magasins et des restaurants ouverts toute la journée. Dans les campagnes, c’est un peu plus difficile. Mais vous trouverez bien un café ouvert, où l’on pourra vous servir une  omelette.

Les horaires des activités touristiques ne changent pas vraiment, à une exception près : La pause de la rupture du jeûne (soit 2H en fin de journée). Un quart d’heure avant l’appel à la prière, les boutiques ferment, chacun rentre chez soi, et attend la voix du muezzin pour la rupture du jeûne. Le repas va prendre à peu près une heure, puis les gens vont retourner travailler, ou aller à la mosquée pour prier. Donc, comptez environ 2 heures après le coucher du soleil pour que la vie redevienne « normale ». C’est juste ce moment de la journée que vous devez respecter. Si vous avez besoin de demander quelque chose à votre guide, demandez le avant, ou attendez un peu…

 

ET POUR Manger et boire

Aucun problème pour manger et boire dans la journée. Juste rester discret !

Et inutile de se sentir gêné…Un Marocain côtoie la nourriture toute la journée, soit parce qu’il rencontre des musulmans qui ne jeûnent pas pour des raisons de santé, soit simplement parce qu’il faut préparer le repas du soir. Vous voir boire ou manger quelque chose, ne posera aucun problème.

Les côtés sympathiques de Ramadan

Partager la rupture du jeûne.

Le meilleur moment de Ramadan, c’est le repas du soir qui réunit tout le monde autour d’un assortiment variés de douceurs sucrées et salées. Si vous êtes invités à y prendre part, surtout acceptez! C’est un moment de convivialité et de détente, et une occasion de prendre part à la vie marocaine. Le ftour est souvent délicieux, avec des recettes spéciales, des pains cuits avec des épices, des pâtisseries au miel.

Un mois de fraternité et de charité.

Pendant Ramadan, la nourriture préparée en abondance est partagée avec ceux qui en ont besoin. Les mosquées distribuent le couscous le soir ; on s’invite, on partage… Même si vous n’êtes qu’en visite, vous ressentirez cette ambiance.

 

Les nuits de fête.

La vie courante reprend après la rupture du jeûne, et le repas du soir sera pris vers minuit. Dans les villes comme Marrakech, les boutiques restent ouvertes jusqu’à 2H du matin. La vie nocturne compense largement la quiétude de la journée.

 

EN CONCLUSION : Ne vous privez pas de voyager au Maroc pendant le Ramadan. C’est une formidable occasion de vivre la culture musulmane. Nous espérons vous avoir donné l’envie de connaître l’ambiance du pays pendant Ramadan.

 

Les chants de la Tassaout

La Tassaout est une haute vallée du M’goun parmi les plus belles vallées du Haut Atlas central à découvrir en randonnée trekking. C’est aussi la patrie de la grande poétesse amazighe, M’Ririda N’Ait Atik.

M’Ririda N’Ait Atik  est née dans le village de Megdaz dans la haute Tassaout, au cœur de l’Atlas central. Si ses chants et poésie sont connus aujourd’hui, c’est grâce à René Euloge, un instituteur français, qui de passage dans la Tassaout en 1927, découvre la poétesse qui se produisait sur le marché d’Azilal en compagnie de quelques chanteuses locales.

Euloge, qui parlait parfaitement la langue amazighe,  comprit très vite l’importance de ses chants et  poésies, dans une région où la transmission orale est l’unique patrimoine de la culture amazighe. Après plusieurs séjour dans la Tassaout pour rencontrer la poétesse, il entreprit la transcription de ses poèmes et chants, avant de les traduire en Français dans un ouvrage qui s’appellera Les chants de la Tassaout.

‘La traduction la plus fidèle  ne parvient pas à restituer pleinement la saveur d’une telle poésie’ écrit Euloge dans la préface des Chants de la Tassaout, qui contient environs 120 poèmes de Mririda. ‘En l’écoutant chanter monts et vallées, avec la vie quotidienne au village, ses drames familiaux, ses joies et ses peines, je me persuadais qu’elle atteignait à ces moments-là la plus haute élévation de pensées et de sentiments et, qu’au paroxysme de ses envolées lyriques, une sorte d’ivresse la transfigurait en l’allégeant des misères terrestres’.

Après la guerre, en 1946, René Euloge raconte dans son livre qu’il a sillonné toutes les vallées de la région à sa recherche. Il ne l’a jamais retrouvée. Le mystère entoure toujours le sort de cette poétesse rebelle.

 

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