Vous trouverez dans cette page toutes les informations utiles à connaître, pour le bon déroulement de votre prochain séjour au Maroc.

Langue

L’arabe est la langue officielle du royaume. Il faut distinguer l’arabe classique, langue de l’éducation, de l’arabe dialectal, langage parlé qui varie selon les régions.
Le berbère est parlé par 50 à 60% de la population marocaine, et surtout en zone rurale ; c’est la plus ancienne langue connue d’Afrique du nord.
Le français est parlé surtout dans les villes, et enseigné dès l’école primaire.
L’espagnol est parlé dans le nord du pays et le Sahara occidental.

Visas et formalités

Le visa n’est pas nécessaire pour les ressortissants de la CEE, mais votre séjour touristique est limité à 3 mois.
Par contre il est nécessaire d’avoir un passeport valide au moins jusqu’à la date prévue de votre retour.

Si vous venez avec un animal domestique, il vous faut un certificat de bonne santé de moins de 6 jours et d’un certificat antirabique inférieur à 6 mois.

Si vous venez avec votre véhicule, vous devez avoir votre carte grise, et une carte verte internationale (ou souscrire une assurance en entrant au Maroc). Vous recevrez un permis d’importation temporaire, valable 6 mois. Si vous souhaitez continuez votre voyages vers d’autres pays, comme la Mauritanie, le carnet de passage en douane devient nécessaire.

Les touristes non résidents peuvent exporter sans formalité et sans limitation de valeur l’artisanat local (garder la facture pour justifier de l’achat) et une dizaine de roches fossiles ou semi-précieuses. Les oeuvres d’art, de collection, les antiquités sont soumises à une autorisation préalable du Département des Affaires Culturelles.

Argent

1 DHM vaut 1€. Le dirham n’est pas exportable. Vous devrez changer vos dirhams avant de passer la douane. Il vous faudra justifier de leur achat ; donc gardez les bordereaux de change. Les douaniers demandent systématiquement combien d’argent vous emportez avec vous, et vérifient souvent. Attention : après la douane, dans la zone hors taxe des aéroports, les boutiques n’acceptent officiellement que les euros, sauf les buvettes.

Les banques pratiquent le change dans des bureaux à part, avec des horaires spécifiques, sauf les très grandes villes où l’on peut trouver des bureaux de change ouverts toute la journée. Vous trouverez des distributeurs d’argent dans toutes les grandes villes ; les commissions sont raisonnables.

Il est parfois possible de faire le change dans les hôtels, mais à des taux peu favorables.

Dans tous les lieux touristiques, les commerçants accepteront les euros, au taux de change de 10 dirham pour 1 euro.

Les pourboires

  • Le gardien qui surveille votre voiture : 2 dirhams, 5 dans les endroits très touristiques.
  • Un pourboire dans un petit restaurant marocain : 2-5 dirhams.

Transports

Venir en avion

Vous trouvez de nombreuses compagnies régulières (Air France, Royal Air Maroc), ou des compagnies lowcost comme Transavia, Atlas-blue, Easyjet, Ryanair, Corsairfly, Aigle Azur… et bien d’autres sites sur le Net, pour trouver des vols secs à prix raisonnable.

Venir en car

La CTM travaille en liaison avec Eurolines, et propose des trajets au départ de la plupart des grandes villes de France. Le voyage dure entre un et deux jours, selon votre destination finale, avec passage à Tanger.

Venir en bateau

Au départ de la France, les liaisons en ferry se font à partir de Sète, vers Tanger. Le ferry est confortable, et la traversée dure 40 heures. Elle est assurée par la compagnie marocaine Comanav, en liaison avec la SNCM Ferryterranée. Depuis l’Espagne, des liaisons sont proposées par de nombreuses compagnies, dont Trasmediterranea, Comarit et Euroferrys.

Se déplacer au Maroc en train

Les liaisons sont agréables et économiques ; elles vont jusqu’à Marrakech.
Au delà, la CTM travaille avec les bus Supratours. Vous trouverez les horaires et les tarifs sur le site des chemins de fer marocains ONCF.

Se déplacer au Maroc en autocar

La plupart des compagnies comme CTM ou SUPRATOURS ont une gare routière. Les bus sont confortables.

Se déplacer en taxis

En ville vous avez les «petits taxis » ; demandez au chauffeur de mettre le compteur.
Pour les grands trajets hors de la ville, il faut prendre les « grands taxis » ; le tarif se négocie.
Petits ou grands, les taxis se partagent, les petits taxis prennent 3 passagers, et on fait tenir 6 passagers et leurs bagages dans un grand taxi, quitte à attendre le dernier passager.

Louer une voiture

Les grands loueurs internationaux sont présents au Maroc, mais très chers ; préférez leur une agence locale sérieuse . Demandez à votre agence de voyage.

Climat

Très différent d’une région à l’autre, méditerranéen au nord (chaud en été, doux en hiver), atlantique à l’ouest (tempéré toute l’année), saharien au sud (froid et humide en hiver, très chaud l’été). L’été est tempéré sur les côtes et en montagne, mais c’est aussi la saison des vents chauds et brûlants venus du sud ouest, le sirocco et le chergui. On a raison de dire que le Maroc est un pays froid où le soleil est chaud. Les écarts de température dans la même journée sont parfois considérables. Un vêtement chaud en hiver est indispensable; il sera utile en altitude, ainsi que pour les soirées dans les villes étapes.

A Marrakech, altitude 466 m, il fait maxi 23°/mini 9° en mars, 40°/25° en août et 23°/10° en novembre.
A Erfoud , 500 km au sud et environ à la même altitude, il fait maxi 26°/10° en mars, 50°/30° en août et 26°/11° en novembre.

Se vêtir

Dans les grandes villes touristiques, vous pouvez vous habiller assez librement, mais évitez dos nus, shorts ou jupes courtes et vêtements collants. Dans l’Atlas ou dans le Sud, le pantalon est indispensable, et les manches longues sont appréciées, quand vous traversez un village. Pour les marocains, nos T-shirts sont des sous-vêtements, aussi préférez les chemises.

Les soirées et les nuits pouvant être froides, prenez une bonne paire de chaussettes et un pull, voire une polaire en plus.
Le chèche est l’ami du voyageur, il rafraîchit quand il fait chaud, réchauffe quand il fait froid, et protège du vent et de la poussière. Dans le Sud vous en trouverez partout, à des prix allant de 20 à 50 dirhams.

Pour votre randonnée ou votre circuit, reportez-vous à la documentation appropriée.

Comportement

Voici quelques règles de comportement simples, à respecter.

Dans la rue, les couples ne se touchent pas. Pour un homme et une femme, s’embrasser en public est un délit, même mariés. En revanche, des amis du même sexe peuvent se tenir par la main, voire s’embrasser ; ce serait une erreur d’y voir un signe d’homosexualité !

La main gauche est utilisée pour la toilette ; donc utilisez votre main droite pour manger, donner quelque chose, ou caresser un enfant.

Evitez de parler politique, sauf si votre interlocuteur marocain vous y invite. N’oubliez pas que le Roi est très respecté et aimé ; c’est un chef religieux et politique. Des sujets comme le Sahara espagnol sont très sensibles.

Il est fréquent de parler religion.
Sachez qu’il est difficile pour un musulman de concevoir une vie sans croyance religieuse, donc de comprendre la notion de laïcité à l’européenne.
Si vous êtes une femme, on vous demandera rapidement si vous êtes mariée. Et si vous êtes seule et célibataire, on vous demandera sans doute souvent en mariage ; aussi une bague ressemblant à une alliance, et la photo de neveux ou nièces peuvent couper court à bien des discussions.

Photographier

Photographier les gens nécessite un peu de bon sens. Aimeriez-vous qu’un étranger arrive devant vous, pendant que vous êtes assis à la terrasse d’un café, et sans dire bonjour, shoote sa photo et reparte aussitôt ? Prenez le temps de parler un peu avec les gens, demandez leur l’autorisation, et s’ils refusent sachez renoncer.

Payer ou pas pour les photos ? Payer les vendeurs d’eau de la place Jemaa El Fna à Marrakech, qui ne vendent rien d’autre que leur image, oui ; sinon, sachez renoncer à une photo si on vous réclame de l’argent.

Si vous partez dans le désert, protéger votre matériel. Si vous utilisez des batteries rechargeables, et des accessoire numériques, emportez une multiprise. Certaines auberges font marcher leur groupe électrogène que quelques heures ; il est utile de pouvoir tout recharger en même temps sur l’unique prise de la chambre.

Marchandage

Le marchandage est un mode de vie au Maroc ; tous les marocains discutent les prix et trouvent une bonne raison pour payer un peu moins. C’est aussi normal que chez nous ne pas discuter un prix affiché.

Si vous commencez à demander combien çà coûte, le commerçant va tout faire pour que vous lui disiez combien vous êtes prêt à payer. Aussi, prenez le temps d’apprécier la marchandise sans paraître trop intéressé, et comparez avec ce que vous avez vu ailleurs, pour montrer que l’on connaît un peu les prix. Arriver à la moitié du prix est souvent correct. Et surtout évitez de dire que c’est vraiment bon marché par rapport à l’Europe…

Si vous souhaitez acheter sans marchander, c’est possible, dans les coopératives artisanales, et des magasins qui affichent « prix fixes ».
Si vous voulez acheter dans le souk, sortez des allées « attrape touristes ». Vous y trouverez des boutiques aussi bien achalandées. Avec un peu de chance, vous irez jusqu’aux boutiques des grossistes, qui vendent aussi à la pièce.

Hospitalité

Quand vous entrez dans une boutique où le commerçant boit un thé, il vous invitera à partager. Ne refusez pas, prenez-en « un chouïa ». Pour un marocain, c’est Dieu qui a mis cette nourriture sur votre route.

L’hospitalité marocaine est réputée. Si vous êtes invité chez une famille marocaine, c’est pour elle un honneur de vous recevoir ; il faut donc trouver une très bonne raison pour refuser. Mais ce serait dommage de laisser passer cette occasion. Comme partout, on ne vient pas les mains vides. Si vous allez dans une famille modeste, pensez utile ; apportez de la viande (à préparer en brochettes par la maîtresse de maison), des pâtisseries, ou des cadeaux pour les enfants.

On vous invitera dans le salon, couvert d’épais tapis, meublé de sofas le long du mur, et de petites tables que l’on déplace dans la pièce. Déchaussez-vous avant de marcher sur le tapis ! On proposera peut être aux femmes d’aller rejoindre les femmes de la maison, qui souvent mangent dans une pièce différente. Mais en tant qu’européenne, vous n’êtes pas obligée de rester avec elles, et vous pouvez très bien rejoindre le salon des hommes. En revanche, sauf si votre hôte vous le propose expressément, il serait malvenu que les hommes vous suivent.
On vous offrira tout de suite un ou plusieurs verres de thé, avec des fruits secs. Attention, le repas va être copieux !
Puis viendra le moment des ablutions avant le repas (n’oubliez pas qu’on mange avec la main dans le plat commun) ; on pose un récipient devant vous, et on vous arrose les mains avec de l’eau chaude. Les mêmes ustensiles repasseront en fin de repas, pour vous laver les mains et la bouche si vous le souhaitez.
Le repas commence par un remerciement à Dieu, « Bismillah », puis vous serez servis dans le grand plat commun où tout le monde se sert de la main droite, avec un petit bout de pain. Si vous n’y arrivez pas, n’hésitez pas à demander une fourchette, ou une cuillère. Si vous voulez manger à la marocaine, sachez qu’il est impoli de prendre un morceau ailleurs que devant soi, et que l’on finit les légumes avant de commencer la viande. La maîtresse de maison peut partager les morceaux, et vous réservera alors les meilleurs. Il est impératif de manger et de boire avec la main droite uniquement. Et l’on vous incitera à vous resservir et à manger copieusement. Lorsque vous n’aurez plus faim, vous pourrez dire avec le sourire, « safi » ou « baraka » qui veut dire « ça va, ça suffit », sans oublier d’ajouter « Hamdullilah » (Grâce à Dieu).

Nourriture

La cuisine marocaine est aussi réputée et variée que la cuisine française. Du Nord au sud, les spécialités sont aussi nombreuses que différentes ; c’est dire si elle est riche.
Le régime alimentaire est méditerranéen, beaucoup de légumes et de la viande. Sans oublier des salades en été, et des fruits. Les plats à ne pas manquer : tous les tagines bien sûr, le couscous, sans oublier sfa (semoule cuite avec des raisins, saupoudrée de cannelle et arrosée de lait), la pastilla au pigeon, les cornes de gazelles, les briwat et msemem (crêpe épaisse). Les plats les plus simples de la cuisine marocaine sont des délices.

Le petit-déjeuner marocain est copieux, avec crêpes, pain, confiture, huile d’olive, thé à la menthe, ou café, souvent au lait.

L’eau dans les grandes villes est potable, mais souvent chlorée ; vous pouvez vous lavez les dents avec, mais il est plus agréable de boire de l’eau minérale, en bouteille. Elle coûte entre 5 et 10 dirhams le litre et demi. Pour l’eau de source en montagne, vérifiez avant de la boire, si elle n’est pas polluée par les animaux ; par précaution la purifier.

Le thé vert se boit nature, parfumé à la menthe, ou à l’absinthe (cheba) l’hiver, ou encore au romarin. Il sera toujours servi très chaud, et très sucré.

Les épices et les herbes sont omniprésents et ensoleillent la cuisine marocaine : cumin, curcuma, coriandre, gingembre, safran, piments divers, cardamone, canelle, persil… a acheter avant votre départ.

La tourista du voyageur, peut se déclencher par un simple changement de climat, ou simplement d’habitudes (on peut aussi l’attraper dans les pays européens). La nourriture au Maroc est de bonne qualité, et les marocains sont pour eux-mêmes très pointilleux sur la fraîcheur et la qualité des produits. Les précautions habituelles (pas de fruits ou légumes non épluchés, et boire de l’eau minérale) suffiront à l’éviter. Sachez qu’ une bouteille de Coca rétablit rapidement quelques désordres, et que le thé vert est un excellent antiseptique intestinal.

Religion

Le Maroc est un pays de tolérance religieuse. Lorsque les Arabes ont quitté l’Andalousie en 1492 pour venir s’établir au Maroc, ils ont emmenés avec eux leur cour, et leurs hommes d’états, musulmans, mais aussi juifs et même chrétiens. Dans beaucoup de villes, on trouve un quartier juif, ou des églises catholiques. Les marocains pratiquent un islam modéré, et acceptent les étrangers, sans chercher à les convertir, à la seule condition d’être respectés en retour dans leurs croyances.

Certains monuments, les banques, les services publics, ferment plus tôt que d’habitude le vendredi, jour de la prière ; les commerces peuvent aussi fermer au moment de la prière pour ouvrir un peu plus tard.

Il en est tout autrement pendant le mois de Ramadan, scrupuleusement suivi par toute la population. Tout musulman jeûne du lever au coucher du soleil, ce qui modifie le rythme de la vie quotidienne. Toute activité s’arrête environ un quart d’heure avant le coucher du soleil, pour reprendre une heure après la rupture du jeune. Les horaires de travail sont aménagés, et souvent réduits dans les administrations. En même temps, les marocains se couchent beaucoup plus tard pour faire un deuxième vrai repas avant de dormir. Ils se lèveront une heure avant le lever du soleil, pour un petit déjeuner. Autant dire qu’une sieste dans la journée est bienvenue.
L’ambiance de Ramadan est très particulière, à la fois ralentie dans la journée, et festive le soir.

Ramadan est aussi un mois de la générosité, où personne ne doit avoir faim, les pauvres sont nourris, et vous serez sûrement invités à partager la rupture du jeûne avec votre guide. 
En 2009, Ramadan sera en Août.

Les mosquées sont interdites aux non-musulmans, depuis la présence française, sous le Protectorat. Suite à un incident où des marocains avaient tués des ouvriers européens qui traversaient un cimetière musulman, Lyautey a interdit l’entrée des lieux de cultes aux non-musulmans pour éviter tout problème. Mosquées, marabouts et zaouïas.
Seule la Mosquée Hassan II se visite, le matin et exclusivement en groupes guidés.

Mendicité

L’aumône, ou zakat, est un des piliers de l’Islam, un devoir sacré de tout musulman. Cette charité se fait par le biais des mosquées, de la shoura (redistribution du dixième de ses gains) et tout simplement par l’aumône dans la rue. Cela veut dire qu’un mendiant qui demande à un marocain va assez facilement recevoir 1 ou 2 dirhams.
Si la mendicité au Maroc est une réalité qui peut être discrète entre marocains, elle est parfois agressive avec les touristes.

Cette sensation d’être poursuivi, agressé par des troupes d’enfants et des adultes (faux guides), qui proposent avec insistance de vous guider, puis réclament ensuite de l’argent, est la plainte principale des touristes.

Si mendier est devenu un métier pour beaucoup d’enfants, c’est que les touristes n’hésitent pas à donner 1 euro, simplement pour se débarrasser du gamin, sans penser que leur geste ne fait que les encourager.
De même, l’homme qui se propose comme (faux) guide, attendra une petite rémunération, même s’il vous a été totalement inutile.
Si vous ne voulez pas qu’il vous guide, dites-le lui rapidement et avec fermeté, et ne le laissez pas vous suivre.
Le mot magique « Sir, sir » (Va-t-en) répété plusieurs fois devrait vous rendre votre tranquillité.
A Marrakech, la police touristique omniprésente dans la médina, a sérieusement freiné ces pratiques depuis 3/4ans, maintenant.

Vous verrez aussi des mendiants, hommes et femmes, passer à côté de votre restaurant, et demander les restes de nourritures. Celà peut vous paraître gênant, mais ce qui l’est plus, c’est d’avoir besoin de le faire. Vous pouvez donner votre pain ou la viande que vous n’avez pas mangé ; si vous ne le faites pas, le propriétaire du restaurant le fera pour vous.

Tourisme solidaire

Anergui Voyage a fondé en 2004 l’association ANERGUI qui organise des distributions de nourriture et de vêtements aux populations semi-nomades de l’Atlas central, construit des écoles dans la vallée d’Anergui et soutient la scolarité des enfants de familles à maigres ressources.

Si vous le souhaitez, vous pouvez participer en amenant des vêtements, matériel scolaires de France, lors d’un circuit, ou encore en adhérant à l’association.